La SuperCoupe d'Europe, cerise sur le gâteau des vainqueurs Européens, aura eu ce soir une saveur toute particulière, car bien évidemment dédiée au jeune Antonio Puerta, décédé tragiquement il y a peu.
Le Milan aligne exactement la même équipe Championne contre Liverpool, excepté le Capitaine Maldini, toujours convalescent: Dida, Oddo, Jankulovski, Nesta, Kaladze, Gattuso, Ambrosini, Pirlo, Kaka', Seedorf avec en pointe Inzaghi.
Du côté Andalou, Juande Ramos mise sur l'offensive avec Palop, Escude, Dragutinovic, Keita, Marti, Alves, Renato, Jesus Navas, Duda, Poulsen et Kanoute.
Après une minute de silence parfaitement respecté dans tout le stade, l'arbitre Autrichien donne le coup d'envoi d'une rencontre placée avant tout sous le signe du fair-play. Et c'est immédiatement que Milan se montre dangereux, car il faut attendre à peine 5 minutes pour que Kaka' reprenne un ballon perdu d'Inzaghi directement sur le poteau d'Andres Palop.
Mais la partie va très vite s'équilibrer et à la 14ème minute, suite à un bon corner, Renato trompe un Dida très hésitant et ouvre le score pour le FC Séville. Mais pas de grandes joies, pas d'effusion de bonheur. Non, simplement une communion des Andalous, doigts pointés vers le ciel, à l'encontre de Puerta. On vous l'a dit, ce match est hors du temps et est à prendre comme un grand hommage.
Les Milanistes, menés, ne vont toutefois jamais donnés l'impression d'être dominés, continuant les attaques placés et le développement du jeu si caractéristique des Rossoneri, à l'image d'un très bon Oddo ou d'un Pirlo des grands soirs. Pirlo, justement, nous en reparlons très bientôt....
A la mi-temps, on aura pu noter au passage les Tifosi du Milan brandissant une banderole « Onore a Puerta », quand les supporters Sevillan scandaient « Milan, Milan ». Un match unique, vous dit-on...
A la reprise, c'est toutefois Milan qui va imposer son jeu et attaquer de toute part. Il ne faudra pas beaucoup de temps pour admirer l'égalisation Milanaise : à la suite d'une talonnade du pied gauche absolument somptueuse (le mot est faible) d'Andrea Pirlo, Gattuso dépose un centre parfait sur la tête d'un Pippo Inzaghi esseulé au deuxième poteau ; ce dernier ne se laissant pas prier pour envoyer le cuir au fond des filets ! 1-1 !
Et le match monte soudain en intensité, les Sévillans étant tout près de reprendre l'avantage sur un superbe travail de Kanouté...mais le Milan est décidément bien le Roi d'Europe que l'on connaît, et va nous offrir un but tout simplement splendide : suite à une passe dantesque de plus de 30 mètres du décidément génialissime Andrea « Pirlone », Marek Jankulovski, spécialiste des frappes puissantes du gauche, déposera une astucieuse demi-volée très difficile à réaliser dans les filets du médusé Palop. Quel but ! 2-1 pour Milan.
Dès lors, et malgré les très bonnes attaques de Séville et la sortie de Gattuso remplacé par l'une des nouvelles recrues Emerson, plus rien ne semble atteindre un Milan virtuellement invincible, tant les joueurs paraissent aussi en forme qu'en fin de saison !
Les Rossoneri vont même se payer le luxe de définitivement boucler le match par l'intermédiaire d'un penalty transformé en deux temps par Kaka' à la 87ème minute. Les Sévillans vont alors tout donner, en vain.
Milan remporte ainsi sa cinquième Super Coupe d'Europe, devenant le club le plus titré au monde avec le Real Madrid, et prouvant encore une fois qu'il est l'unique patron sur la scène Européenne...


